19 Mai 2024
De toute évidence, pour le pouvoir en place, cette élection sera une défaite notable. Et c’est pour cette raison que le pouvoir en place veut passer dessus comme si rien ne se passe. Après le 9 juin on préparera les vacances d’été et tout continuera comme avant. Choix d’une outsider comme tête de liste, réduction a minima du débat politique, silences de communication, des sujets de diversion, … et bien-sûr les médias suivent le pas, volontairement ou inconsciemment.
Pour le RN, le coup est déjà joué : il sera en tête, non pas pour faire quelque chose de l’Europe, les dissensions entre les partis européens d’extrême droite ne lui permettent pas d’infléchir la politique européenne, mais pour se préparer aux élections présidentielles de 2027.
Seule la gauche aujourd’hui a intérêt à faire de ces élections des élections majeures :
A nous de faire de ces élections un pas décisif pour l’Europe et pour les politiques de gauche en Europe que nous défendons. Ne nous trompons pas de combat, votons et faisons voter à gauche :
Tous les votes à gauche sont importants.
Marc-Noël Vandamme
NB : quelques brèves
Le PDG de la SNCF limogé pour avoir conclu des accords avec les représentants du personnel qui déplaisent au Président de la République ! Quelle démocratie !
Une réforme constitutionnelle pour la Nouvelle Calédonie qui provoque une insurrection : est ce que on n’aurait pas pu prévenir le coup au lieu de vouloir toujours passer en force ? De quoi comparer la carrure de notre premier ministre avec celle de Michel Rocard. Non seulement ce président et son gouvernement sont de Droite, mais en plus ils sont NULS.
Une réforme de la radio et télévision publique, pour revenir au temps de l’ORTF, où le pouvoir du Général de Gaulle contrôlait étroitement les informations diffusées. Serait-ce que les chaines publiques arrivent à irriter notre président ?
L’accord de coalition auquel est parvenu le Parti pour la liberté, parti d’extrême droite, montre que son leader Geert Wilders a imposé ses idées au centre droit et à la droite qui, en échange d’engagements assez vagues sur l’Etat de droit, ont accepté d’endosser un projet radical sur l’immigration. L’accord de coalition aux Pays-Bas, un des pays fondateurs du projet européen, fait tomber un nouveau tabou dont n’a pu que s’émouvoir Valérie Hayer, présidente du groupe Renew au Parlement européen, qui compte parmi ses élus ceux du centre droit néerlandais. « C’était déjà le cas en Suède : les libéraux, donc le groupe d’Emmanuel Macron, ont fait un accord de gouvernement avec l’extrême droite. Là, ça se passe aux Pays-Bas avec le parti de Geert Wilders, qui est un parti extrémiste, pro-Poutine, xénophobe, islamophobe. Ce parti va désormais être dominant dans un accord de gouvernement avec les libéraux », a dénoncé Raphaël Glucksmann. Selon lui Renew doit « exclure les partis qui scellent des accords avec l’extrême droite », libéraux suédois et centre droit néerlandais. Comment Valérie Hayer, présidente du groupe Renew et également tête de liste Renaissance aux élections européennes peut accepter que des partis membres de Renew (le centre droit néerlandais) s’allie dans leur pays à l’extrême droite ? Triste politique !
"On est tombé bien bas, bien plus bas que tu ne crois" ... Bernard Lavilliers