1 Décembre 2023
La situation en Argentine
Un « fou furieux » Javier Milei, gagne largement les élections présidentielles en Argentine avec un très bon score 57%. Pas de doute il est de droite extrême :
Pourquoi un tel succès ?
Les conséquences
Aujourd’hui le président d’extrême droite n’a pas les moyens d’imposer son programme, car il est encore en minorité au parlement national et au niveau des gouvernements de région. Mais il est très possible qu’avec une alliance avec la droite, une bonne partie de son programme soit mis en œuvre.
La situation au Pays-Bas
Le parti de Geert Wilders (le Trump néerlandais, extrême -droite) arrive en tête aux élections législatives avec 37 élus (+20 par rapport à 2021).
Le parti de droite sortant arrive en 3ieme position (24 élus, -10 par rapport à 2021) du fait d’une dissidence (4ieme position 20 élus). En revanche le centre droit subit une cuisante défaite (17 élus : soit -31 par rapport à 2021).
L’alliance gauche fait illusion en prenant la deuxième position (25 élus, +8). Mais c’est au détriment de l’autre gauche (13 élus, soit -6).
Ce n’est donc pas tant la première place prise par l’extrême droite (s’il n’y avait pas eu de dissidence la droite serait arrivées en tête), mais sa progression. Cette croissance est certainement due à la porosité de plus en plus marquée avec la droite sur des thèmes comme l’immigration et l’euroscepticisme. De plus en plus le vote d’extrême droite et ses idées se banalisent.
Pour gouverner aucune alliance sans l’extrême droite n’est possible (à moins que la droite et la gauche s’entendent, ce qui est très peu probable). Nous aurons un gouvernement extrême droite /droite comme dans d’autres pays d’Europe
L’autre point marquant est l’absence de la gauche comme alternative.
La situation en Europe
L’article des Echos du 28/11/2023 :
"L'UE est en danger externe et interne ",a estimé jeudi sur France 2 l'eurodéputé socialiste Raphaël Glucksmann, en référence au bellicisme de la Russie et à la victoire du Parti pour la liberté (PVV) du populiste eurosceptique Geert Wilders, mercredi aux législatives néerlandaises.
"les partis d'extrême droite sont entrés dans une phase de rapprochement du pouvoir, soit en intégrant directement des exécutifs, soit en apportant leur soutien à des gouvernements minoritaires, comme en Suède, dans les deux cas, leur influence est souvent significative", constate Benjamin Biard, chargé de recherche.
Seule la gauche peut proposer une alternative à la crise actuelle, les sirènes de l’extrême droite qui attire le vote populaire ne sont qu’une illusion : partout la droite et l’extrême droite finissent par s’entendre pour mener une politique qui va à l’encontre des intérêts du peuple et des plus défavorisés. Encore faut-il qu’elle se montre à la hauteur !
Marc-Noël Vandamme