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La table ronde de la gauche

Les limites à la croissance

En 1972, quatre jeunes scientifiques du MIT rédigent à la demande du Club de Rome un rapport qu'ils intitulent « The Limits to Growth ». Celui-ci va choquer le monde et devenir un best-seller international. Pour la première fois, leur recherche établit les conséquences dramatiques sur le plan écologique d'une croissance économique et démographique exponentielle dans un monde fini.

En 1972, la problématique centrale du livre était : « Comment éviter le dépassement » ; en 2004, dans l'édition augmentée et enrichie, l'enjeu est désormais : « Comment procéder pour que nos activités ralentissent et puissent tenir dans les limites de la planète ». Page Facebook du livre Titre original : The Limits to Growth, the 30-year UpdateÉdition originale : 2004Traduit de l'américain par Agnès El Kaïm

voir article ci-après 

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M
On pourra aussi se reporter aux articles critiques suivant <br /> <br /> https://reporterre.net/Le-rapport-au-Club-de-Rome-stopper-la-croissance-mais-pourquoi  publié le 15 mars 2012 et mis à jour le 20 octobre 2017<br /> https://jancovici.com/recension-de-lectures/societes/rapport-du-club-de-rome-the-limits-of-growth-1972/ publié en 2003 et modifié en 2009<br /> <br /> L'analyse scientifique de Jean-Marc Jancovici  est intéressante quelques extraits : <br /> A l’époque de sa parution, ce rapport avait fait grand bruit, et puis il est peu à peu tombé dans l’oubli. Bon nombre d’observateurs l’ont notamment enterré sur la base d’une erreur d’interprétation, largement propagée de manière délibérée par les économistes classiques  En fait ce rapport a subi le même sort que le rapport du GIEC, sauf que pour le GIEC il y a des milliers de scientifiques derrière qui passent une partie significative de leur temps à récuser les âneries propagées.  <br /> La confrontation des simulations de 1972 avec ce qui s’est vraiment passé sur les 30 ans qui ont suivi semble indiquer que ce travail avait une valeur prédictive « indicative » bien supérieure à celle des modèles purement économiques. <br />  <br /> Les conclusions des chercheurs sont donc simples : tant que le modèle global comporte certaines boucles « positives », notamment la recherche de la croissance annuelle du fameux PIB (ce qui est le projet de tout pays aujourd’hui), l’effondrement est inévitable avant 2100 quel que soit l’optimisme prévalant sur les autres hypothèses. La seule possibilité pour éviter cet effondrement est de limiter de nous-mêmes cette production industrielle (et un certain nombre d’autres grandeurs physiques prises en compte dans le modèle) à un niveau compatible avec les possibilités de notre planète : c’est la remise en cause de la « croissance économique » qui se dessine, puisque depuis la révolution industrielle la croissance économique est allée de pair avec la croissance de la production industrielle.<br /> On peut aussi rappeler la règle verte : stopper un prélèvement quand un écosystème n’est plus capable de le renouveler.<br />  <br />  <br />  <br />  
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