Eklablog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
La table ronde de la gauche

Economie début 2025

L’économie américaine se portait bien. Fin 2024, tous les feux étaient au vert :  inflation maîtrisée bien qu’un peu forte 2.9%, croissance à 2.4% (0.7% dans la zone euro) taux de chômage faible 4.6% (6.3% dans la zone euro), gain de productivité liée à l’IA.

 

Mais la politique de Trump bouleverse l’économie :

  • La diminution de l’USAid met en péril toute une économie financée jusqu’à présent par cette aide. Les pays et les ONG concernés vont devoir se passer de cette aide ce qui dans l’immédiat va ralentir l’économie.
  • Les droits de douane, vont faire diminuer les échanges internationaux. Ce sont en grande partie les consommateurs qui vont payer l’augmentation de prix des produits importés ce qui va réduire la consommation et augmenter l’inflation.
  • La réduction de l’implication des Etats-Unis dans l’OTAN va accroître les dépenses d’armement de toute l’Europe et en conséquence conduire à des réductions de dépenses dans tous les autres domaines. En revanche cela va booster l’industrie d’armement.
  • La réduction drastique des dépenses de l’Etat fédéral va aussi ralentir la croissance économique : augmentation des personnes sans emploi, diminution des services publics, …
  • L’annulation de l’ensemble des mesures permettant d’assurer la transition écologique conduit également à une baisse d’activité.
  • La baisse des dépenses de recherche et d’innovation, surtout celles à long terme compromet à l’évidence l’avenir.
  • Les limitations de l’immigration privent l’industrie américaine d’une main d’œuvre indispensable.

Cette politique a pour but d’attirer des capitaux du monde entier pour fabriquer aux Etats-Unis : dans le luxe les dernières déclarations de Bernard Arnaud, les 1000 milliards de l’Arabie Saoudite ; mais aussi la sidérurgie (Acelor Mittal)

Les économistes de droite disent que cette « purge’ sera finalement salutaire car elle permettra à l’entreprise privée de mieux se déployer là où le marché est le plus rentable au détriment de la préservation de la planète et des populations les moins favorisées. Cette croyance aux vertus de l’économie de marché a maintes fois était contredite par la réalité de faits. Mais les capitalistes l’entretiennent bien.

 

La Chine a adopté une autre politique, très étatisée : développement des énergies nouvelles (panneaux solaires, voitures électriques, énergie nucléaire, …), développement de l’innovation, coopération (souvent intéressée) avec les pays du Sud, …

Quant à l’Europe elle est à la traine, avec un coût de l’énergie plus fort, la récession de l’Allemagne mais aussi la France : niveau de production de décembre inférieur de 8% à celui de janvier 2020, balance commerciale déficitaire, les projets industriels accusent un décrochage de 17% en 2024, diminution de la productivité de 4% de 2019 à 2024, au 12ieme rang dans le classement des pays les plus innovants, faible niveau de compétences des adultes et des jeunes (20ieme sur les 23 pays de l’OCDE), , (le monde du 18/02/2025. Le Monde du 19/12/2024 titrait sur la fuite des cerveaux vers les Etats-Unis. « Paradoxalement l’Europe dort sur un énorme matelas financier. Mais cet argent est morcelé entre les 27 pays de l’UE. » « En Europe, il manque des investisseurs long terme pour aller dans les sociétés de technologie » le Monde du 21/12/2024

De toute évidence, il faut « reprendre confiance en Europe », qui dispose des moyens (solides excédents de sa balance des paiements). « Le vrai risque de l’Europe est de ne pas dépenser suffisamment », elle a besoin d’une cure d’investissements comme l’a bien diagnostiqué le rapport Draghi » Piketty le Monde du 15/03/2025.

 

Il faudrait développer l’industrie au niveau européen (taille critique par rapport aux Etats-Unis, et la Chine mais aussi l’Inde et le Brésil). Investir dans la formation, et le recherche pour avoir un niveau de production plus élevé. Etablir des coopérations avec les autres pays. Développer l’économie de demain préservant la planète.

On est loin de laisser faire les marchés et prôner le libre échange : tout au contraire il nous faut une politique qui oriente l’économie vers plus de régulation.

Mais cela ne peut pas se faire au détriment des populations et d’une politique sociale forte. Sans cette adhésion sociale et écologique ce redressement est voué à l’échec … Car il y a le risque que les politiques de Droite cherchent à profiter de l’effet Trump pour revenir sur l’ensemble des politiques sociales et faire payer aux populations la récession de l’économie par Trump.

A suivre ….

Marc-Noël Vandamme

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
G
tres bel article
Répondre