Rédigé par La Table Ronde et publié depuis
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Au-delà du caractère parodique de cette action, c’est l’échec de la politique climatique qui est mis en avant.
Les prix des «boulets du climat sont attribués à :
Dans la catégorie ministre à Barbara Pompili qui avait suscité, selon Jean-François Julliard, de grands espoirs en raison de ses positions en faveur du climat mais qui s’est aussi transformée en « tueuse d’abeilles » quand elle a ré-autorisé l’usage des néonicotinoïdes. Une déception donc.
Dans la catégorie parlementaire, c’est Mohamed Laqhila, député des Bouches-du-Rhône que Greenpeace a honoré comme « VRP de l’huile de palme » pour son « lobbying en faveur de Total », lors de sa tentative de repousser la suppression de la niche fiscale sur les agro carburants à base d’huile de palme.
Un prix spécial du jury a été attribué :
Au président de la République pour « l’ensemble de son œuvre » caractérisé, selon Jean-François Julliard, par un « décalage extrêmement fort entre le discours et les actes » pour un soi-disant champion du climat, un défenseur de la planète. Un prix spécial qui récompense aussi le don qu’il ne cesse de développer pour la langue de bois et l’incantation dans tous les domaines dans lesquels il s’exprime.
Selon Clément Sénéchal, chargé de campagne Climat de Greenpeace, « Les trois lauréats plébiscités par le public ont en commun de faire passer l’agenda des lobbies industriels avant l’impératif climatique » et de faire le constat que « nous ne pourrons pas faire face à la crise climatique avec de tels « boulets aux pieds » ».