14 Février 2022
Remettons-nous dans le contexte de l'époque, 75% des électrices et électeurs s'étaient prononcés par référendum en janvier 1961 en faveur du droit du peuple algérien à l'autodétermination.
Mais les atermoiements de De Gaulle confortent l'OAS, les ultras " Algérie française" et l'extrême droite. Des centaines d'attentats, d'assassinats, des plasticages de l'OAS résonnent dans Paris.
En riposte, une manifestation est organisée à l'appel des syndicats CGT, CFTC, UNEF, FEN et SNI, des partis politiques PCF et PSU et du MOUVEMENT DE LA PAIX le 8 février 1962. Cette manifestation est vivement réprimée et il en résulte le massacre de 9 militants syndiqués à la CGT et 8 d’entre eux étaient membres de Parti Communiste Français.
Après cette terrible journée, le 13 février 1962, plus d'un million de personnes assistent aux obsèques des victimes, avec défilé de la place de la République au cimetière du Père Lachaise.
Le lendemain, les négociations avec le GPRA reprennent et aboutissent au cessez le feu le 19 mars 1962.
60 ans après, la république Française doit reconnaitre le caractère criminel ce cette répression perpétuée par les forces de l'ordre placées sous l'autorité du préfet de police Maurice Papon.
N'OUBLIONS JAMAIS
Nicole Pradier