30 Mars 2026
Il est difficile d’avoir une vue d’ensemble de ces élections. Elles dépendent beaucoup de situations particulières à chaque commune et de l’importance de la personnalité de chacun des candidats. Par ailleurs les scores sont parfois très serrés et ne prendre en compte que le résultat de l’élection ne traduit qu’imparfaitement la situation. Enfin elles ont été largement commentées dans les médias, et chaque parti a essayé d’en tirer les conclusions qu’il l’arrange.
Le but recherché dans cette analyse est d’avoir une vue synthétique et objective de la situation.
Evolution pour 40 villes de plus de 100 000 habitants
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Peu d’évolution en général (voir tableau Excel onglet 1 villes de 100 000)
Bilan :
Basculement sur les villes de plus de 14 000 habitants :
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Dans chaque case on trouve le nombre de municipalités ayant basculé de la nuance politique figurant en ligne vers la nuance politique figurant en colonne
Exemple B5 : 14 est le nombre de communes de droite en 2020 ayant basculé à l'extrement droite en 2026
Exemple C6 : 233 est le nombre de communes de droite en 2020 restant à droite en 2026(Voir tableau Excel onglet 3)
Sur 655 communes 209 ont basculé : le tableau donne la synthèse de ces basculements. L’article du Monde en donne le détail.
Bilan
Evolution dans le temps sur les villes de 30 000 habitants
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(voir tableau Excel onglet 2 villes de 30 000)
https://journal.lemonde.fr/data/5403/reader/reader.html?t=1774883082682#!5403
Bilan :
Le constat est le même : la gauche se maintient au niveau de 2014 ou de 2020 autour de 85 villes. On est bien loin des années fastes de 1983 à 2008 où le niveau se situait autour de 130 villes.
On constate aussi une montée du RN de 0 à 12 villes et une perte progressive mais régulière du PC de 52 villes à 19 villes.
Les écolos après une pointe à 10 villes en 2010 reviennent à 5 villes en 2026.
Bilan LFI
(Voir tableau Excel onglet 4)
Jusqu’à présent LFI avait négligé les élections municipales. Cette fois ci, il s’y est investi avec quelques succès :
Ces succès sont néanmoins limités au regard de ses espoirs avec plusieurs échecs dans les grandes villes (voir paragraphe suivant).
LFI présentait des candidats dans un nombre limité de villes (sur notre territoire pas de candidats à Chanteloup ni à Achères par exemple). Les deux villes où LFI avait un maire Faches Thumesnil (Nord) et Grabels (Hérault) sont reprises par la droite.
PS : Le Tampon à la Réunion est un cas particulier où LFI et la gauche régionale se disputent le mérite de la victoire.
Les effets de l’alliance avec LFI
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(Voir tableau Excel onglet 5 les alliances LFI)
Plusieurs raisons expliquent ces défaites :
Bilan RN
Voir Tableau Excel onglet 6
Le RN a échoué dans les grandes villes mais a progressé dans les villes moyennes. Il a gardé Perpignan et a acquis Nice avec E Ciotti. Mais dans les autres grandes villes il a échoué (Nimes, Toulon par exemple).
Néanmoins il s’implante dans de nombreuses villes moyennes.
Il échoue à Lens et à Douai qui restent au PS mais de justesse.
Sur 3836 villes par nuances politiques « officielles »
Voir tableau Excel onglet 7
Ce tableau donne sur les résultats sur 3836 villes par nuances politiques officielles. Il est difficile d’interprétation, car les nuances politiques « officielles » sont souvent ambigües.
Bilan :
En conclusion
Ce scrutin reste très mitigé. La gauche se maintient, mais elle a gardé dans l’ensemble ses grandes villes. LFI parti de rien ne peut que progresser mais son influence reste limitée. La droite reste majoritaire. L’extrême droite progresse surtout dans les villes moyennes, mais n’arrive pas encore à s’imposer dans les grandes villes.
L’analyse sur l’influence des alliances avec LFI est plus complexe que ne le présentent les médias : chaque cas est un peu particulier et les électeurs de l’extrême droite se sont en général massivement reportées sur les candidats de droite.
Une analyse, c’est bien beau mais quel enseignement en tirer : dans de nombreux cas, la gauche avec ces querelles et ses divisions ne semble pas être en mesure de convaincre qu’elle est capable de mettre en œuvre les propositions de progrès dont les populations ont tellement besoin. Pour gagner il faut un rassemblement autour d’un programme clair et consensuel, loin des querelles des egos de chacun. Difficile !
Marc-Noël Vandamme