Rédigé par La Table Ronde et publié depuis
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Selon moi, un néophyte en économie, cette monnaie supplémentaire se retrouve dans l’économie sous plusieurs formes :
Dans le marché financier : l’augmentation des bourses en 2021 fait que la même quantité d’actions a une valeur monétaire plus importante. Les riches qui possèdent ces actions sont plus riches monétairement parlant. Cela n’a pas d’incidence dans l’économie réelle (pas d’investissement supplémentaire), seulement un renchérissement de ce qui existe
Dans l’inflation : les biens que l’on achète coûtent plus cher. Là encore on ne crée rien de plus, c’est uniquement un renchérissement des biens consommés [i]
Dans investissement productif : c’est le seul usage positif de cette augmentation de monnaie, car il permet de financer par des investissements publics la transition énergétique et écologique (énergies renouvelables) mais aussi l'évolution des procédés de production (permaculture par exemple) ou le développement des services publics.
On voit bien que, à elle seule, la politique monétaire (par exemple une forte création de monnaie) ne peut résoudre les problèmes de société. Elle peut conduire aussi bien à l’enrichissement des riches et à l’inflation (ce qu’on constate tous les jours en ce moment) qu’à une réelle inflexion de l’économie plus sociale et plus écologique (ce qui serait souhaitable).
En plus il est nécessaire d’adopter une politique sociale et économique progressiste :
Lutte contre l’inflation par un contrôle des prix (tarif réglementé de l’énergie par exemple) et augmentation des revenus pour atténuer cette inflation (le contraire d’une politique d’austérité).
Redéploiement des services publics dans l’Education, la Santé, etc…
Investissements publics dans la transition énergétique et écologique dont tout le monde reconnait la nécessité, mais que l’économie de marché est incapable d’assurer.
Aujourd’hui Emmanuel Macron (bloqué par son idéologie néolibérale) est loin de nous engager dans cette voie.
[i]L’inflation augmente les inégalités. Directement car les revenus, notamment les salaires mais aussi les retraites, ont généralement du mal à suivre l’augmentation des prix et le pouvoir d’achats diminue ce qui est insupportable pour les plus pauvres qui passent dans la misère. De plus l’épargne populaire, notamment les livrets, perdent de la valeur ce qui pénalise les classes moyennes. Enfin généralement pour limiter l’inflation, la politique monétaire classique est l’austérité et tout le monde sait que ce sont les plus démunis qui soufrent le plus de cette austérité.