13 Novembre 2020
Notre territoire dispose d’atouts exceptionnels :
« C’est un territoire exceptionnel qui concilie en Ile de France ville et nature dans une relation de proximité. C’est donc cette association « ville-nature qui marque le territoire » source GPS&O.
« Les paysages du territoire de GPS&O ont été façonnés par la Seine. Les versants du fleuve, tantôt évasés, tantôt abrupts, ainsi que le lit majeur marqué par des méandres, apportent une grande diversité et une grande richesse aux paysages : bois, vallées secondaires, espaces agricoles et espaces dédiés à l’agriculture périurbaine (maraichage, arboriculture). », source GPS&O.
Le tout à proximité de Paris.
Les espaces libres de la plaine en face de Conflans, de la plaine d’Achères et dans la boucle de Chanteloup résultent de l’histoire et notamment de la pollution des terrains par des épandages parisiens qui a, jusqu’à présent, empêcher toute urbanisation.
Ces atouts sont remis en cause aujourd’hui par de nombreux projets d’infrastructures :
Ces échéances semblent lointaines mais des études importantes ont déjà eu lieu notamment le projet du célèbre architecte Antoine Grumbach. Le président du conseil départemental P. Bédier disait en septembre 2014 lors du débat public « ce projet doit être au cœur du développement économique, à une période où les Yvelines ont perdu 5000 emplois et que l’on constate que le port de Gennevilliers a créé… 8000 emplois ! ». Pour M. Bédier, il faut « un grand projet et ces 100 ha sont insuffisants. Nous attendons les 300 hectares à Conflans ».
Ces projets sont donc en gestation et pour les précéder un port à vocation BTP est prévu dans la plaine d’Achères (à peine plus petit 100 ha). Ce projet en est au stade de l’enquête publique. L’exploitation de la carrière est en cours et les travaux du port PSMO sont prévus démarrés en 2021.
En parallèle toute une série de projets sont prévus sur la boucle de Chanteloup de l’autre côté de la Seine : usine de méthanisation, ferme solaire, aire de grand passage, écopôle, port de Triel (ce dernier projet a fait l’objet d’un recours de la part du mouvement associati et semble pour l’instant au point mort).
Pour répondre à ces infrastructures, il est aussi prévu de développer des routes avec leur lot de nuisances (bruit et pollution de l’air) :
L’ensemble de ces projets, associé à une urbanisation galopante, modifieront sensiblement l’ensemble de ce territoire en y sacrifiant la qualité de vie de ces habitants, et globalement l’environnement.
La population reste peu informée de ces projets et jamais on cherche à lui donner une vue d’ensemble de cet aménagement du territoire. La vie quotidienne, les échéances parfois logues, la résignation pour ceux qui sont au courant peuvent expliquer cette apathie. Les campagnes des élections municipales ont peu mis en lumière ces orientations, et la communication autour des enquêtes publiques qui présentent chacun des projets et qui ont lieu en ce moment séparément est faible.
Une exception à Verneuil ou Vernouillet où les associations ont réussi à mettre le projet de déviation de la RD154 et à imposer une consultation citoyenne. Le résultat de cette consultation est probant : 20% de participation (ce qui est exemplaire pour ce type de consultation) et 80 % des suffrages contre le projet de déviation. La position de Jean-François Raynal, vice-président aux mobilités au département, ne veut pas tenir compte de ce scrutin : « Le sujet de la déviation n’est pas un dossier communal mais départemental ; nous poursuivons notre projet » puis à l’encontre des maires qui ont organisé la consultation : « On ne va pas mettre son nez dans des prérogatives qui ne sont pas les siennes ».
A noter aussi la consultation citoyenne d’Andrésy en 2010 sur l’urbanisation des coteaux qui a évité l’urbanisation des coteaux jusqu’à la lisière de l’Hautil.
Ce type de débat sur les orientations globales de l’aménagement du territoire devrait être organisé par les organisations politiques et les élus en premier lieu. Le rôle des élus n’est pas seulement de prendre les décisions publiques parce qu’ils ont été choisis par les électeurs, mais aussi d’organiser la participation effective de tous les citoyens à la prise des décisions majeures : cela s’appelle la démocratie participative. C’est parfois plus difficile, plus long mais tellement plus efficace pour répondre aux vrais besoins.