15 Octobre 2021
La grande enquête de l'IFOP le dit :"Le niveau de bonheur des jeunes s'écroule, pourtant ils estiment que la vie à beaucoup à leur donner et ils espèrent".
L'observatoire des inégalités indique qu'en 2002, 8,2% des 18/29 ans étaient pauvres contre 12,5% en 2018 soit une progression de plus de 50%.
Le secours populaire précise que 38% des 24/35 ans déclarent avoir été en situation de pauvreté.
De plus, la crise du COVID a mis en avant la faillite de notre système social. Ainsi pour subsister à leurs besoins, les jeunes sont obligés de dépendre de leurs parents (eux mêmes touchés par la crise ) ou de se salarier et c'est très difficile !!!!!
Ces deux solutions empêchent l'autonomie des étudiants et favorisent l'échec scolaire. Et ce sont les plus vulnérables qui sont le plus touchés.
Les distributions de produits de première nécessité et de colis alimentaires se sont multipliées car beaucoup de jeunes étudiants sont obligés de sauter un repas.
Les politiques sociales ont un rôle primordial à jouer en matière de lutte contre les inégalités.
Mais du fait de la suspicion d' assistanat, raisonnement du pouvoir en place, l'accès aux droits leur est refusé.
De plus le marché du travail est dégradé, le diplôme ne garantit plus l'accès à l'emploi. Aujourd'hui un jeune trouve son premier emploi en moyenne à 27/28 ans
Dans les années 90 c'était aux environs de 22 ans.
Alors que les chiffres montrent l'ampleur de la précarité de la jeunesse, le gouvernement continue à suivre la même logique en refusant notamment l'ouverture du RAS aux moins de 25 ans .
C'est d'une VERITABLE LUTTE CONTRE LA PAUVRETE ET D'ASSISTANCE dont les jeunes ont besoin, ils veulent vivre et non survivre.
La FAGE (fédération des assemblées générales d'étudiants) veut réformer le système d'attribution des bourses de façon plus équitable .
L'UNEF( Union Nationale des Étudiants de France ) plaide pour une allocation d'autonomie.
Le mouvement des jeunes étudiants communistes de France lutte pour que soit garanti un emploi à chaque jeune pour vivre dignement, par des mesures conditionnant les aides publiques à l'embauche en CDI et à la formation professionnelle des jeunes.
La CGT quant à elle, demande d'urgence une allocation pour les jeunes leur permettant d'accéder à l'autonomie en menant à bien leur projet d'insertion sociale et professionnelle, une façon de signifier la considération réelle et l'engagement que doit prendre notre société pour sa jeunesse.
LA JEUNESSE C'EST NOTRE AVENIR
Ce doit être une des préoccupations premières d'un réel programme de gauche aux prochaines présidentielles .
Nicole Pradier
(sources, l'Huma, l'IFOP)