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La table ronde de la gauche

2020 et la Jeunesse

Pendant le premier confinement, cette jeunesse a dû s’adapter à des contraintes difficiles, plus d’école, plus d’étude, plus d’apprentissage, plus de travail.


Certains vivaient en famille et continuaient à vivre décemment, d’autres moins dans des logements exigus, seuls ou avec leurs proches. Pour tous c’était difficile, des cohabitations familiales peuvent être très compliquées, pour d’autres la solitude très pesante. Tous devaient être connectés pour les études, le travail, les amis. Mais en fait pour être connecté il faut avoir les moyens de l’être.  

Les aides mises en place par l’Etat n’ont pas toujours suffi à préserver des emplois, certaines entreprises ont profité de cette crise pour mettre fin au période de préavis. Les pouvoirs publics ont distribué des chèques permettant d’aller faire des courses, pas toujours suffisant mais cela a aidé au moins au plan alimentaire. Nous avons tenté d’aider, de faire des colis alimentaires.

En mai quand tout a repris, une sorte d’état de sortie de crise a été réalisée, au plan scolaire déjà, les enfants ont su se réadapter, les décrocheurs ont continué à décrocher, et les chômeurs à chômer…. Le bilan était pour certains très dur. Et particulièrement pour les plus fragiles !

Responsable de foyers de jeunes travailleurs, à la sortie du premier confinement, le constat était très difficile, les résidents étaient moralement atteints par cette période. 

L’ouverture des restaurants a permis aux apprentis en restauration de reprendre le travail, pour ceux qui avaient perdu leur travail de tenter d’en trouver. L’automne une douche froide ! et sa cohorte de difficultés pour ces jeunes, interdits de sortie, de vie sociale, de partage, et pour beaucoup d’entre eux de problèmes financiers : des difficultés à payer leur loyer, se nourrir.

S’ajoutent à la précarité, la honte, la déprime et l’isolement., et pour ceux qui ont besoin de titre de séjour, la nécessité d’avoir un emploi à 35 heures pour en obtenir la reconduction et pas de situation en règle, pas de travail, c’est le cercle infernal. 

Quelques réponses : des colis alimentaires, des demandes d’aides financières (et il faut toujours reconnaitre ce qui fonctionne, les réponses sont positives) et surtout de l’écoute et du temps, orienter, accompagner.

La crise sanitaire est pour les jeunes une véritable crise sociale, les privations de vie sociale, de partage, de convivialité ne vont rien arranger. Il faudra que nous soyons là, vigilants et bienveillants.

Pascale

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