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La table ronde de la gauche

L'augmentation des impôts ?

Le plan de relance des Etats-Unis s’accompagne d’une hausse importante de l’impôt sur les sociétés à 28 % (celui-ci avait fortement diminué à 21% sous la présidence Trump). Les entreprises sont aidées et se portent mieux, et de ce fait peuvent restituer une partie de leur marge restituée à la société par l’impôt. Cette disposition participe à la diminution des inégalités et prépare la fin du plan de relance.

L’impôt mondial minimal, soutenu par les Etats-Unis, va dans le même sens. Il s’agit d’éviter des évasions fiscales des entreprises vers des paradis fiscaux, y compris l’Irlande ou le Luxembourg. Le but est « de convenir d’un taux minimal d’imposition sur les sociétés », afin de garantir « les gouvernements de recettes fiscales pour effectuer les dépenses sociales et économiques nécessaires ». C’est une manière de financer l’effort mondial des plans de relance. Cette réforme s’accompagnerait aussi d’une réforme de la répartition des profits et donc de l’impôt en fonction non seulement des implantations de leur siège mais aussi de leur marché. Une réforme majeure de la fiscalité mondiale.

 

En France un mouvement inverse s’opère : En 2021, les entreprises sont redevables de l’impôt sur les sociétés au taux normal de 26,5 % (contre 28 % en 2020), ramené à 27,5 % (au lieu de 26,5 %) en 2021 pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est égal ou supérieur à 250 M€. Un taux qui baissera à 25 % à compter de 2022.

En fait le fait de prolonger de 9 ans la perception du CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale), prélevé chaque mois sur tous les salaires, des plus bas jusqu’aux plus hauts, conduit déjà à une augmentation des impôts.

L’augmentation des impôts doit être supportés par les plus riches, notamment ceux qui se sont enrichis pendant la crise sanitaire (voir le rapport Oxfam). Reprendre par l’impôt une partie des plus-value boursières que les plans de relance provoquent ne serait que justice et n’entraver en rien la reprise économique.  

 

Afin d'aider les gouvernements à juguler les effets de la crise économique liée à la pandémie de coronavirus, le Fonds monétaire international a recommandé d'augmenter provisoirement les impôts sur les plus riches et les entreprises ayant fait plus de bénéfices pendant cette période. "Nous avons constaté une érosion de l'imposition des revenus personnels pour les personnes se situant tout en haut de l'échelle des revenus". "Ainsi, dans les économies avancées, il y a une opportunité d'inverser" cette tendance en augmentant à la fois l'impôt sur le revenu des sociétés et des particuliers les plus riches, en éliminant les niches fiscales, en augmentant les impôts fonciers ou les droits de succession. "Il y a ainsi tout un éventail d'options disponibles" Paolo Mauro, un des responsables des affaires budgétaires au FMI le 7 avril 2021. 

 

Seule la position doctrinale et électoral d’Emmanuel Macron peut s’opposer à cette contribution des plus riches. 

 

Marc-Noël Vandamme 

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M
Les projets fiscaux du président démocrate se sont un peu précisés jeudi 22/04/2021. Selon des sources citées par 'Bloomberg News', Joe Biden entend ainsi proposer de presque doubler le taux d'imposition des plus-values, qui passerait de 20% à 39,6% pour les Américains les plus fortuné//s, dont les revenus dépassent 1 million de dollars par an (environ 833.000 d'euros). Combiné avec la surtaxe actuelle de 3,8% sur les plus-values des hauts revenus, le taux de taxation sur les gains en Bourse pourrait alors atteindre jusqu'à 43,4%, selon ces sources.<br /> En outre, selon des sources citées par l'agence 'Reuters', le locataire de la Maison blanche proposerait de relever le taux marginal d'imposition supérieur de l'impôt sur les revenus, qui passerait de 37% à 39,6%. Ce taux concerne actuellement les revenus supérieurs à environ 518.000$ par an (pour un célibataire). On retrouverait alors la situation qui prévalait avant l'ère Trump, lorsque l'ex-président républicain avait abaissé de nombreux impôts dans le cadre de sa vaste réforme fiscale votée en 2017. <br /> Pour rappel en France la "flat tax" est de 30% sur les plus-values financières. <br /> On comprend bien la politique économique des Etats-Unis : <br /> <br /> forte relance à destination des ménages, notamment les plus modestes, et des entreprises. <br /> participation des bénéficiaires de la reprise par une hausse signification de l'impôts sur les bénéfices des sociétés et sur l'imposition des plus-values financières. <br /> mise en place d'un minimum d'imposition au niveau mondial pour éviter l'évasion fiscale. <br /> <br /> On est loin de ce qui se fait en Europe et notamment en France. 
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M
Un projet de directive, obligeant les grandes entreprises implantées en Europe de déclarer leurs données financières, devrait permettre un contrôle public et faire en sorte que l'impôt puise être perçu dans le pays où est engrangé le profit.<br /> C'était sans compter le lobbying des multinationales : un amendement, notamment soutenu par la France, vide le projet de son contenu pour des raisons de secrets des affaires et droit à la concurrence. <br /> "Alors que le sens de l'histoire ce sont les grandes réformes fiscales engagées par l'OCDE et maintenant les Etats-Unis, ils continuent de parler de compétitivité des entreprises" Aurore Lalucq (Place publique). <br /> Décidément l'Europe et Emmanuel Macron ont du mal à changer leur façon de penser !  <br /> Voir Le Monde du 21/04/2021
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Un projet de directive, obligeant les grandes entreprises implantées en Europe de déclarer leurs données financières, devrait permettre un contrôle public et faire en sorte que l'impôt puise être perçu dans le pays où est engrangé le profit.<br /> C'était sans compter le lobbying des multinationales : un amendement, notamment soutenu par la France, vide le projet de son contenu pour des raisons de secrets des affaires et droit à la concurrence. <br /> "Alors que le sens de l'histoire ce sont les grandes réformes fiscales engagées par l'OCDE et maintenant les Etats-Unis, ils continuent de parler de compétitivité des entreprises" Aurore Lalucq (Place publique). <br /> Décidément l'Europe et Emmanuel Macron ont du mal à changer leur façon de penser !  <br /> Voir Le Monde du 21/04/2021
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Un projet de directive obligeant les grandes entreprises implantées en Europe de déclarer leurs données financières  devrait permettre un contrôle public et faire en sorte que l'impôt puise être perçu dans le pays où est engrangé le profit.<br /> C'était sans compter le lobbying des multinationales : un amendement, notamment soutenu par la France, vide le projet de son contenu pour des raisons de secrets des affaires et droit à la concurrence. <br /> "Alors que le sens de l'histoire ce sont les grandes réformes fiscales engagées par l'OCDE et maintenant les Etats-Unis,  ils continuent de parler de compétitivité des entreprises"  Aurore Lalucq (Place publique). <br /> Décidément l'Europe et Emmanuel Macron ont du mal à changer leur façon de penser ! <br /> Voir Le Monde du 21/04/2021
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