20 Avril 2021
La crise sanitaire et le plan de relance de l’économie ont abouti dans tous les pays à un accroissement de la dette. Il y a deux façons de financer cette injection de monnaie dans l’économie, la dette ou la création de monnaie.
Depuis la mise en place de l’Euro, seule la banque centrale européenne peut créer de la monnaie. A l’origine et jusqu’à récemment les Etats européens étaient obligés de s’endetter sur le marché financier. Aujourd’hui la Banque Centrale Européenne a repris à son compte une partie de la dette des Etats.
En fait, en ces temps de taux d’intérêts quasi nuls, le problème de la dette ne se pose pas dans l’immédiat : la France rembourse sa dette à échéance en contractant de nos emprunts et le coût de la dette reste faible compte-tenu des taux d’intérêts. Ces taux d’intérêts resteront vraisemblablement faibles, tant que les plans de relance seront en vigueur (injection d’argent dans l’économie par les Etats). C’est à la fin des plans de relance que l’on peut craindre une remontée des taux et donc des soucis pour les Etats endettés.
La dette des pays européens a deux volets :
Les règles budgétaires de l’UE imposaient un plafond de dette et de déficit budgétaire. Ces règles ont été suspendues jusqu’en 2022, c’est-à-dire demain. La négociation entre Etats risque sur ce point d’être délicate, d’autant que l’UE finance directement une partie de la relance et qu’elle pourrait conditionner ce financement à l’applications de règles communes.
La solution passe bien par l’UE. Il faut :
Toute autre approche risque de faire capoter le plan de relance européen et d’entrer dès la fin de la crise sanitaire dans une politique d’austérité qui pénalisera fortement les familles les plus défavorisées en favorisant les marchés financiers et en aggravant les inégalités.
« Si demain la logique est de serrer les boulons, nous irons droit dans le mur » Laurent Berger Le journal Le Monde du 5/05/2020