24 Novembre 2020
leur avait accordée. « La religion catholique, apostolique et romaine est la religion de la grande majorité des citoyens français ». En ce sens, le concordat ne reconnait pas de culte officiel ni de religion d’Etat
Le régime des cultes reconnus est remis en cause par la papauté mais aussi par des protestants libéraux (Alexandre Vinet 1797-1847) par les catholiques démocrates tels que Lamennais (1782-1854), prêtre et philosophe réclamait « Une église libre dans l’Etat libre » et par des républicains (Victor Hugo par exemple), partisan d’une laïcité devant aboutir a la séparation des Eglises et de L’Etat.
UNE RECHRISTINISATION
1815-1870 : Avec les restaurations de Louis XVIII, Charles X et Louis Philippe et avec la restauration du second empire, on assiste à une rechristianisation menée par le « parti de l’ordre » mais aussi au développement d’une opposition au concordat, à ses dérives et à une montée de l’anticléricalisme.
Entre 1815 et 1830, les budgets des cultes sont triplés. Le clergé est de plus en plus dispensé de prêter serment, le lien clergé/Etat se distendant au profit d’une relation directe entre le clergé et la papauté.
Sous la monarchie de Juillet, la loi Guizot est votée en 1833 et oblige chaque commune à se doter d’une école primaire (privée ou publique). Dans ce cadre, l’instruction n’est pas encore obligatoire ni gratuite et elle est réservée aux garçons. L’instruction religieuse est conservée.
En 1850, le ministre de l’instruction publique, le comte de Falloux, fait voter deux lois relatives à la liberté de l’enseignement censées contrer l’influence de l’école publique. Face à « ’armée des instituteurs » (l’école publique), les lois et les objectifs du parti de l’ordre préparent « une armée de curés ». Les membres du clergé sont autorisés à enseigner sans diplôme ou sans grade (contrairement aux enseignants de l’école publique desquels on exige des diplômes). Les congrégations religieuses sont encouragées.
UNE OPPOSITION AU CONCORDAT ET A SES DERIVES ET UNE MONTEE DE L'ANTICLERICALISME.
En 1830, dans le journal « l’Avenir » Robert de Lamennais, précurseur de la démocratie chrétienne, dénonce le concordat en ces termes : « De même qu’il ne peut y avoir aujourd’hui rien de religieux dans la politique, il ne doit y avoir rien de politique dans la religion »
La III -EME REPUBLIQUE : LE RETOUR A L'ORDRE MORAL de 1871 à 1875
La Commune de Paris (1871) décrète la séparation de l’Eglise et de l’Etat, la suppression du budget des cultes et la confiscation des biens des congrégations religieuses. Hormis cette parenthèse (qui reprend la laïcité de la Révolution française) , la période 1871-1875 consacre le rétablissement de ‘l’ordre moral » (Il faut faire oublier les soi-disantes exactions de la Commune de Paris).
Pendant cette période, le redressement moral passe par :
On assiste alors à une revanche catholique qui s’applique avec arrogance. Les minorités protestantes et juives, dans ce contexte, rêvent de plus en plus de séparation et le synode officiel protestant en exprime explicitement le vœu.
Nota : La Constitution de 1875 ne fait pas référence à la République comme régime en France. Elle ne fait pas mention des valeurs que l’on trouvait dans les constitutions précédentes (indivisibilité, liberté de conscience.).
La Constitution de 1875 est le résultat de trois lois de constitutionnalité :
PB