10 Avril 2021
L’EPIC RAPT (Etablissement public industriel et commercial) (5.5 milliards de chiffre d’affaires, 45000 salariés) est, depuis quelques mois, restructuré, réformé et découpé en Business Units, afin de préparer la mise en concurrence.
Cette mise en concurrence, exigée par l’Union Européenne, devrait entrer en vigueur avant 2025 pour les lignes de bus, avant 2030 pour les tramways, et avant 2040 pour le métro et le RER. Les lots de lignes de bus devraient être attribués fin 2024.
Ainsi on passera, à marche forcée, d’un établissement intégré à des entreprises morcelées.
«Avec cette mise en concurrence, nous avons comme objectif d’offrir une meilleure qualité de service (ponctualité, information voyageurs, propreté…), sans mieux rémunérer les opérateurs», explique Laurent Probst, directeur général d’Île-de-France Mobilités qui organise cette procédure d’appels d’offres découpée en 36 lots. Mais qui peut le croire ?
Il nous faut hurler fort que « le transport en commun c’est un service public à part entière » et « que les logiques de l’entreprise privée n’ont rien à y faire. »
Voir l’article du journal Le Monde du 3/04/2021
C’est l’intérêt des usagers de transport en commun de tous les jours d’avoir un service public de transport en commun efficace, avec une meilleure maîtrise de l’intégration entre les différents types de transports, avec une politique de renouvellement du matériel, non lié au rendement du capital, mais plutôt à la transition énergétique et au confort des passagers, avec du personnel formé et non surexploité.