10 Janvier 2021
C'est la fusion BICHAT / BEAUJON ainsi que 2 unités universitaires qui devraient sortir de terre d'ici 2028 et coûter 1,2 milliards d'euros .
Si à première vue cela peut sembler une bonne nouvelle pour la Seine St Denis sous dotée en terme d'offre de soins , les conditions de sa réalisation avec 30 % de lits supprimés , suscitent la colère du monde de la santé .
Pour apaiser les tensions, une centaine de lits ont été rajoutés début Novembre, cependant 300 lits restent manquants dans le projet de cet hôpital tentaculaire.
Pourtant le 18 Novembre dernier notre ministre de la santé n'a t' il pas dit qu'il fallait '' sortir totalement du dogme de la réduction de lit ''.
Cette baisse de capacité d'accueil interpelle des médecins de l'hôpital Bichat qui estiment que ces manques de lits vont occasionner des baisses de durée de séjour et ne permettront pas d'accueillir les nouveaux patients non programmés .
Il faut sortir des raisonnements idéologiques et faire une étude sur les réels besoins de santé dans la Seine St Denis .
C'est dans ce département, qui manque cruellement de médecins, qu'on a enregistré une surmortalité de 134 % entre Mars et Avril 2020 avec l'arrivée du virus.
Si une consultation publique a bien eu lieu elle relève plutôt d' une parodie car seule la parole de l'AP-HP a été prise en considération et comme l'explique Denis Vemclefs conseiller municipal d'opposition dans le groupe ''A Gauche '' ( PCF et Génération s ) à St Ouen et membre du collectif ''Pas çà , pas là , pas comme çà '' les opposants à ce projet gigantesque , pourront présenter un projet alternatif lors d'une réunion le 19 Janvier, mais prévenus en Décembre pour un dépôt le 12 Janvier.
Dans un secteur où la population va continuer d'augmenter c'est la construction d'un hôpital de taille humaine qu'il faut mais aussi la rénovation des deux hôpitaux existants ( BICHAT et BEAUJON ).
Les élus questionnent aussi sur le futur emplacement de cet énorme projet qui pourrait impacter la circulation automobile déjà difficile en centre ville et qui pourrait devenir impraticable .
En attendant, usagers, patients, soignants et politiques de gauche exigent UN AUTRE HOPITAL.
POUR DEMAIN , leur combat est aussi le nôtre .
La section PCF de Conflans ,