18 Février 2021
Après quelques années d'existence de la Communauté Urbaine (CU) l'heure est au bilan et donc à la remise en cause ! Le transfert à la CU de plusieurs services utiles aux habitants et le rôle amoindri des élus de proximité que sont les élus municipaux et les maires ont considérablement dégradé les services utiles aux habitants.
L'entretien de la voirie et de l'espace public s'est détérioré et le dernier en date avec le ramassage des encombrants et des ordures ménagères.
Non les élus de proximité et les maires ne doivent pas être des relais des décisions prises à la GPS&O, MAIS être associés aux prises de décision. Le fonctionnement technocratique de la GPS&O échappant aux élus de proximité et plus généralement aux habitants handicape l'avenir de notre ville et du territoire.
Voilà pourquoi ce n'est pas seulement de savoir comment on va travailler et avec qui MAIS pour faire quoi !
Le meilleur exemple, c'est la mise en place en 2019/2020 du Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUI). Ce PLUI concerne 73 communes de GPS&O et va dans les 10 à 15 ans qui viennent, transformer l’environnement des 405 000 habitants-es- que compte ce territoire.
Quelques réunions publiques organisées par la Communauté Urbaine GPS&O au cours des 3 années passées se sont tenues quasiment sans information réelle de la population à la différence des “institutionnels” qui ont eu droit à des courriers, mails ou encore rappels téléphoniques.
Nous exprimons donc, comme des milliers de citoyens(es), de profonds désaccords sur le fonctionnement élitiste et antidémocratique de nos institutions qui nourrit la défiance envers l’action publique.
Les tenants du pouvoir économique font partie des « institutionnels » consultés et décident d’un aménagement du territoire servant leurs intérêts financiers. Force est de constater que nombre d'élus (LR, LREM et assimilés) servent de relais politique.
Nous exprimons sur cette question du fonctionnement de GPSEO et sur son rôle dans l’aménagement du territoire une position claire : Rien ne peut se faire sans les élus de proximité et plus largement sans l'implication des habitants ! L’habitat, le travail, la culture, les transports, la défense et la promotion de grands services publics.
Nous constatons qu’il n’y a rien de tout cela dans le projet du Plan Local d’Urbanisme Intercommunal.
Nos propositions pour la politique de GPS&O :
Nous voyons bien que donner la parole aux citoyens(es)et aux élus de proximité au même titre et dans les mêmes conditions que les dirigeants des grandes entreprises et des groupes financiers est un combat salutaire pour la démocratie !