30 Mars 2021
Sabla :
Dans les années 1960 plus de 500 salariés dans l’entreprise de Conflans ou les conditions de travail sont pénibles et le travail manuel est comparable au travail des mines (Germinal)
C’est dans les années 2000 que le déclin commence, de plans sociaux en plans sociaux pour satisfaire l’appétit toujours grandissant des actionnaires, les effectifs se réduisent comme peau de chagrin laissant aux salariés restant des conditions de travail encore plus pénibles qu’auparavant.
Des fermetures d’usines programmées un peu partout en France dans la période de 2000 à aujourd’hui.
Le recours abusif des salariés intérimaires pour réaliser le carnet de commande aléatoire ou en dent de scie pour la fabrication des tuyaux en ÂME TOLE, activité principale de l’usine de Conflans et la maintenance des centrales nucléaires. (Client EDF).
C’est en 2012 que la direction générale décide de fermer totalement ces deux activités et de licencier les 66 salariés restants.
Elle annonce aux partenaires sociaux que le carnet de commande est vide et de ce fait la probable fermeture de l’usine de Conflans, il n’en est rien elle ne sera que mise en sommeil quelque mois pour se diversifier dans la fabrication des Voussoirs pour le grand Paris.
Très peu de temps après avoir licencier ses salariés, elle obtient plusieurs machés pour la fabrication de ces voussoirs, mais elle n’a plus de salariés, elle doit recruter de la main d’œuvre car la fabrication doit se tenir sur des équipes de 7 jours sur 7 avec travail de nuit sans trop respecter les réglementations en vigueur. (Bruit)
Dans un premier temps elle refuse de réembaucher les salariés ayant perdus leurs emplois dans des plans sociaux précédents et faisant valoir la priorité de réembauchage comme le prévoit le code du travail.
Elle a recours à la mobilité géographique des autres salariés du groupe Consolis pour venir travailler sur le site de Conflans, mais peu acceptent
Elle se tourne donc sur le travail intérimaire et recrute de nombreux salariés au statut précaire pour une mission de chantier à court terme d’environ 6 mois à 3 ans avec l’obligation de travailler 7 jours sur 7 et la nuit.
Depuis ces trois dernières années pas moins de 400 salariés intérimaires sont sur le site de Conflans avec des conditions de travail déplorables. (manque de douches, de vestiaires ou de salle de repos), quelques Algeco vont être déployés un peu partout sur le site pour palier à ces absences de consignes et cela se ressent sur les conditions de travail des salariés, tant en ateliers qu’en bureau.
Puis les sanctions tombent pour les salariés victimes d’accident de travail (même bénins), l’employeur, inverse les responsabilités en termes d’accidents de travail et licencie les salariés victimes de ces accidents par manque de moyens et de protections individuels pour les salariés, ainsi plusieurs salariés se sont vu notifier un licenciement pour non-respect de la sécurité au travail, alors que c’est à l’employeur d’avoir une obligation de résultats dans ce domaine.
L’entreprise va mal et après avoir travailler 7 jours sur 7 jours, jours et nuits depuis plus de 5 ans, elle se trouve devant le fait accomplis elle arrive en fin de ces chantiers voussoirs et elle attend de nouveaux marchés de fabrication et si elle n’obtient pas ces marchés, elle devrait en toute logique encore se séparer de ces salariés et fermer le site ou de nouveau le mettre en sommeil.
C’est peut-être pour une de ces raisons qu’elle préfère licencier ses salariés pour un oui ou un non afin de ne pas présenter de PSE aux partenaires sociaux (Plan de sauvegarde de l’emploi)
Les salariés du site sont inquiets !!
Affaire à suivre !!