23 Novembre 2024
Pour la réunion, il n'y a pas eu d'avancée, à part que le médiateur a demandé par écrit au
directeur de travailler et d'avancer sur la proposition des accords remis par le syndicat FO ! En effet, le directeur n'a pas voulu discuter sur la proposition des accords de FO ! Il cherche donc à gagner du temps !
Malheureusement, quelques grévistes ont jeté des oeufs sur le directeur et l'ont insulté ! Eric Nicollet était présent à l'extérieur ! Il a été très déçu qu'il n'y ait eu aucun avancement !
Nous attendons maintenant un autre rdv lorsque le Directeur aura travaillé sur la proposition des accords de FO !
Fac-similé de courriel
Interpellation d’IDFM pour une solution rapide
Envoyé le : 23 novembre 2024 à 1:21
De : M. le vice-président aux Mobilités de la CACP
À : M. le Directeur Général Adjoint d’IDFM chargé de l’exploitation
Objet : DSP2 - Interpellation pour une solution rapide
M. le Directeur Général Adjoint,
Je m’adresse à vous en ma qualité de vice-président de la CACP en charge des Mobilités, et en votre qualité d’interlocuteur IDFM identifié par M. le Directeur Général d’IDFM auprès de M. le Président de la CACP.
Je ne vous cache pas la colère profonde qui m’anime alors que je termine ces lignes.
Depuis le 7 novembre plus aucun bus ne circule à Cergy-Pontoise, Conflans et Achères. Les conséquences sont dramatiques pour les habitants.
Depuis le 7 novembre, personne ne fait grève par plaisir et je tiens à partager le respect et la compréhension qui est la mienne pour les salariés grévistes.
Le 12 novembre, le Conseil communautaire appelait à l’unanimité à ce qu’une solution soit trouvée.
J’étais présent ce jour 22 novembre à SOA en fin de journée pour échanger avec les grévistes, de 17h30 à 19h45. Ma quatrième rencontre depuis le début du conflit.
Ceci alors qu’une réunion de négociation se tenait dans les locaux de FSO sous l’égide du médiateur, la première multilatérale alors que le médiateur a été nommé dimanche dernier.
Cela fait donc 5 jours, rien que pour que reprenne un dialogue social totalement rompu.
Ceci devrait alerter IDFM au plus haut degré et nous n’en avons guère le sentiment.
Concernant la médiation en cours
Un représentant syndical s’est présenté aux alentours de 19h15, à l’issue de la réunion.
Il a annoncé aux grévistes présents que la réunion avait principalement porté sur les feuilles de services, et que la direction n’avait présenté aucun élément sur l’accord de substitution.
Il a laissé entendre que les discussions étaient suspendues le temps du week-end.
J’ai immédiatement sollicité le directeur de FSO pour avoir sa position par rapport à ces informations.
Je lui ai précisé que j’étais abasourdi d’avoir entendu une telle restitution.
Car comment ne pas s’être mis en devoir de présenter des éléments sur les accords de substitution qui permettraient, à défaut d’avoir un accord complet, de convenir d’objectifs suffisamment précis et acceptables pour permettre une levée de la grève ?
Car comment se permettre de ne pas mettre les bouchées doubles y compris pendant le week-end pour trouver un terrain d’entente ?
Si les choses étaient avérées, elles attesteraient de l’absence de volonté réelle de Lacroix-Savac de trouver les conditions d’une levée du mouvement, préférant jouer le pourrissement ou le recours à la force publique.
Concernant les conditions sociales
Les échanges avec les grévistes ont mis en avant une situation très préoccupante.
Les nouvelles feuilles de services auraient été optimisées tous azimuts à l’occasion du passage au 1er septembre à l’offre cible.
Au détriment des conditions de travail, j’ai notamment retenu :
- Multiplication de services tout juste inférieurs à 6h, permettant de ne pas accorder les 20 min de pause réglementaire à partir de 6h ;
- Raccourcissement de plusieurs minutes de temps de parcours pour des courses identiques, les conducteurs se retrouvant en retard à l’automne alors qu’ils ne l’étaient pas au printemps ;
- Réduction au minimum réglementaire des temps de battement.
Tout ceci permet d’assurer la même offre avec moins de bus en service, utilisés avec le minimum d’interruption au détriment des conditions de travail.
Un exemple entendu à plus de dix reprises en 3 semaines étant la 1201 / ex-45, dorénavant assurée avec un maximum de 8 bus alors que 10 étaient mobilisés auparavant.
Au détriment des conditions de rémunération, j’ai notamment retenu :
- Augmentation des services se terminant juste avant l’heure de soirée d’octroi de la petite ou de la grande (9,80€) prime de panier, soit plus de 200€ de primes perdues à l’échelle d’un mois ;
- Augmentation des services commençant juste après l’heure matinale avant laquelle la prime de nuit est octroyée.
Tout ceci concourt à diminuer les rémunérations, quand bien même les accords d’entreprises préexistants restent respectés.
Ajoutons que les nouvelles embauches se font aux conditions de la convention collective, nettement plus défavorable que les accords Stivo et Transdev Conflans.
De tels éléments sont particulièrement préoccupants.
Ils seraient, s’ils étaient pour tout ou partie confirmés, en violation des assurances données à maintes reprises par Lacroix-Savac et IDFM sur le fait que le nouveau marché préserverait les conditions de travail et les rémunérations des conducteurs.
Plus généralement
Voilà des mois que les salariés et leurs organisations alertent sur la dégradation du climat social, des conditions de travail et de la qualité de service.
Voilà des mois que des constats similaires émanent des usagers. Nous sortons de deux mois de crise de qualité de service sans précédent avec un taux d’offre non réalisé sans précédent sur les mois de septembre et octobre.
Voilà des mois que la direction de FSO et IDFM relativisent invariablement les inquiétudes exprimées et assurent que l’avenir sera radieux.
Ces dernières semaines IDFM renvoie aux responsabilités du délégataire à faire respecter ses engagements contractuels.
Les faits donnent raison aux salariés et démentent les engagements d’IDFM et Lacroix-Savac.
Il sera nécessaire de procéder à un remboursement voire à une dédommagement des usagers.
Rien ne va. Il est dorénavant de la pleine responsabilité d’IDFM de trouver les conditions d’une résolution. Il n’est plus acceptable qu’IDFM renvoie à la responsabilité du délégataire d’honorer son contrat : nous sommes dans l’impasse et l’urgence est là.
En conclusion
Rappelons une fois encore les exigences portées par la CACP depuis le début de la mise en concurrence sur la DSP2 :
•Maintien de la qualité de service antérieure ;
•Ne rien faire sur le dos des salariés ;
•20% de développement d’offre.
La crédibilité de la parole donnée par IDFM est en jeu, ainsi que sa capacité à se mobiliser pour prendre en compte la détresse des usagers du service de bus à Cergy-Pontoise.
Un rétablissement rapide et négocié de la situation est indispensable, et tant la capacité que la volonté de Lacroix-Savac d’y parvenir étant mis en doute par les éléments précédemment
exposés, c’est maintenant IDFM qui se retrouve en première ligne.
Or l’urgence de la situation ne semble pas prise en compte par IDFM, il y a une forme d’indolence de l’institution qui contraste avec la volonté de bien faire de nos interlocuteurs IDFM.
Le pourrissement du conflit, ou pire encore, le recours à la force publique ne m’apparaissent en rien légitimes au vu de la tournure des événements.
La fatigue et la colère gagnent parmi les grévistes, je l’ai constaté ce soir, et nul ne saurait prétendre ne pas en avoir été informé si des incidents voire pire se produisaient.
M. le Directeur Général, j’interpelle donc solennellement par votre intermédiaire IDFM pour que toute la mesure de la situation soit prise et qu’une solution soit trouvée, et très vite, à raison de sa responsabilité d’autorité déléguante.
Je m’autorise à informer salarié•e•s, habitant•e•s et élu•e•s du territoire de la teneur de ce message, tant ils font toutes et tous part de leur désarroi, difficultés, impatience, exaspération ou colère grandissante.
Je vous prie d’agréer, M. le Directeur Général, l’expression de mes salutations distinguées.
Eric NICOLLET,
Vice-président de la CA de Cergy-Pontoise
en charge des Mobilités.
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Eric Nicollet a oublié de dire un élément essentiel dans ce dossier, c'est que tous les temps de parcours doivent être revus car ils n'ont pas été révisés depuis 5 ans, or avec l'augmentation de la population et dorénavant la limitation de vitesse à 30 km/h, les conducteurs arrivent et repartent systématiquement en retard au heures de pointes, rognant aussi les temps de battement des conducteurs entre 2 courses, créant au final un très fort climat anxiogène pour les conducteurs et les usagers attendant leurs bus !!!
Stéphane Monnier