3 Juin 2021
Revenus
Les 10 % du haut de l’échelle des revenus touchent en moyenne 7,1 fois ce que touchent les 10 % du bas, après impôts et prestations sociales.
À eux seuls, les 10 % les plus fortunés possèdent 46,4 % de l’ensemble du patrimoine des ménages.
Le taux de pauvreté a augmenté de 7,7 % en 2009 à 8,2 % en 2019 (donnée provisoire), soit une hausse de 0,5 point en dix ans, ce qui représente près de 500 000 personnes supplémentaires.
Le taux de pauvreté des 18-29 ans est passé de 8,2 % en 2002 à 12,5 % en 2018, une progression de plus de 50 %. Les jeunes adultes constituent la tranche d’âge où le risque d’être pauvre est le plus grand, et pour qui la situation s’est le plus dégradée en quinze ans.
Les plus touchés en termes de revenus par les conséquences de la crise sanitaire sont les jeunes actifs qui ont perdu un contrat précaire et n’avaient pas assez cotisé pour avoir droit à des indemnités chômage.
Au cours de l’année 2020, les plus riches, empêchés de voyager et de consommer, ont épargné encore plus qu’en temps normal. Que feront-ils de cette épargne ? Sera-t-elle mise à contribution pour aider ceux qui en ont le plus besoin ou leur servira-t-elle à accumuler encore plus et transmettre un patrimoine à leurs descendants ?
Education
Les étudiants originaires de milieux populaires sont sous-représentés à l’université. 12 % des étudiants en licence ont des parents ouvriers. Les enfants d’ouvriers ne représentent que 8,5 % des étudiants en master et 5,9 % en doctorat. À ce niveau d’études, l’université opère pratiquement le même tri social que les grandes écoles.
Le système des grandes écoles est, quant à lui, élitiste dès l’entrée en classe préparatoire : seuls 7 % des élèves de prépa ont des parents ouvriers. Après le concours d’entrée, leur part passe à 5 % dans les écoles d’ingénieurs, 4 % à l’ENA et elle est même nulle à Polytechnique.
Travail
Le taux de chômage des ouvriers non qualifiés est cinq fois plus élevé (17,7 %) que celui des cadres supérieurs (3,5 %).
52,7 % des jeunes de 15 à 24 ans qui travaillent ont un contrat précaire en 2019, soit 5,7 points de plus qu’en 2009.
16 % des immigrés nés hors de l’Union européenne sont au chômage, deux fois plus que les Français nés en France.
42 % des salariés déclarent que leur travail est répétitif en 2016, soit 14,3 points de plus qu’en 2005.
Mode de vie
À 35 ans, un ouvrier peut espérer vivre jusqu’à 77,6 ans. Soit six années de moins qu’un cadre supérieur (84 ans).
Deux millions de personnes vivent dans un logement inconfortable et 900 000 dans une surface trop petite. Plus grave encore, près de 300 000 personnes n’ont d’autre logement qu’une place, parfois à la nuit, dans une structure d’accueil pour les sans domicile ou les demandeurs d’asile.
12 % des ménages subissent la précarité énergétique.
Des discriminations, à la fois illégales et particulièrement violentes par leur injustice, affectent la vie quotidienne des immigrés et des personnes non blanches.
Il faut tout mettre en œuvre pour réduire ces inégalités, qui sont inacceptables dans notre monde. Tout le monde y retrouvera son compte. Malheureusement les politiques en place, souvent aveuglées par un électoralisme déplacé, ne s'y emploient pas !
voir l'Obsevatoire des inégalités
Marc-Noël Vandamme