31 Octobre 2020
Vous trouverez ci-joint un article de l’Observateur des inégalités du 27 octobre 2020 : « Revenu minimum des jeunes : les raisons d’un refus. »
Résumé de cet article :
Alors que la crise sanitaire crée des situations insoutenables pour nombre de jeunes avec la suppression des emplois précaires et la baisse des embauches, … les dispositifs de prime conjoncturelle mis en place pour les jeunes sans emploi et sans formation, même s’ils sont mieux que rien, ne répondent pas aux besoins.
Alors pourquoi la France refuse-t-elle de mettre en place un revenu minimum pour les jeunes ?
La raison est politique : « Nos fondamentaux, c’est la lutte contre la pauvreté par le retour à l’activité et le travail. Plus on augmente de manière unilatérale nos minima sociaux, plus on rend difficile le retour à l’activité », a-t-il indiqué le Président de la République. C’est une opinion répandue à droite. Mais fausse. Différentes études sur le sujet montrent que l’effet de « désincitation », comme disent les économistes, est faible. A moins que cela vienne du fait que la mise en place d’un minimum social ne permette à une partie des jeunes de refuser des conditions d’emploi trop dégradées, ce qui gênerait l’économie.
Quel élément pourrait débloquer la situation ? Le président a été ferme et on voit mal ce qui pourrait le faire changer d’avis. La majorité présidentielle à l’Assemblée nationale n’a pas la volonté politique de faire autre chose que d’enregistrer le travail du gouvernement. Le mouvement social a des difficultés à se faire entendre, même lorsqu’il manifeste fortement.
Il est donc très probable que les jeunes vont devoir se contenter de l’aumône de primes ponctuelles d’urgence, pensées comme des gestes d’apaisement à bas coût et attendre les prochaines élections présidentielle 2022 où ce sujet en sera l’un des enjeux.