11 Mai 2021
De profondes raisons, qui ne sont pas propres à la France, expliquent la prospérité du populisme :
Des décennies de mondialisation fondée sur le dumping fiscal et social, de moins d’état et de fiscalité minimale ont conduit à :
Au temps de la mondialisation, les ouvriers et les employés, subissant crises financières, chômage et délocalisations, ont perçu les frontières de l’Etat national ou le repli sur sa communauté (nationale, ethnique, religieuse, culturelle) comme un dernier rempart.
Tout ceci conduit à la désespérance sociale, au populisme et à l’extrême droite.
C’est pourquoi le premier parti de la génération des 24-35 ans, particulièrement concerné par cette précarité, est devenu le Rassemblement National. Et c’est pourquoi, au premier tour de la présidentielle de 2017, le score de Marine Le Pen a dépassé 30 % chez les ouvriers et les employés.
La surenchère de la droite sur le front du terrorisme, de la sécurité et de l’immigration a tourné à l’avantage de l’extrême droite et une porosité s’est installée chez certains de ces membres : l’extrême droite est devenue « compatible avec la République » (N. Sarkozy 2012).
La gauche, elle, s’est aveuglée en centrant le combat sur le plan de la morale et des valeurs. Elle a délaissé le thème de la redistribution au profit de l’émancipation des minorités.
Aujourd’hui, que propose la gauche pour renverser cet ordre des choses ? Prôner le rassemblement ne suffit pas, il faut « changer la vie » avec des réformes sociales d’importance :
N’ayons pas peur d’avancer des mesures radicales concrètes ! C’est ainsi que nous arriverons à porter les valeurs d’émancipation universelle qui sont le nôtres.
Cet article s'est inspiré :
Marc-Noël Vandamme