Eklablog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
La table ronde de la gauche

Face au RN

 

 

 

 

 

De profondes raisons, qui ne sont pas propres à la France, expliquent la prospérité du populisme :

  • insécurité économique et culturelle liée à la mondialisation,
  • ébranlement des classes moyennes, 
  • dévitalisation des villes moyennes,
  • peur de déclassement,
  • crainte d’une concurrence liée à l’immigration,
  • ….

Des décennies de mondialisation fondée sur le dumping fiscal et social, de moins d’état et de fiscalité minimale ont conduit à :

  • pressurer les salaires,
  • aggraver les conditions de travail,
  • généraliser la précarité,
  • revenir à des conditions d’embauche et de limogeage dignes du XIXeme siècle avec l’économie de plateformes,
  • …

Au temps de la mondialisation, les ouvriers et les employés, subissant crises financières, chômage et délocalisations, ont perçu les frontières de l’Etat national ou le repli sur sa communauté (nationale, ethnique, religieuse, culturelle) comme un dernier rempart.

Tout ceci conduit à la désespérance sociale, au populisme et à l’extrême droite.

C’est pourquoi le premier parti de la génération des 24-35 ans, particulièrement concerné par cette précarité, est devenu le Rassemblement National. Et c’est pourquoi, au premier tour de la présidentielle de 2017, le score de Marine Le Pen a dépassé 30 % chez les ouvriers et les employés.

La surenchère de la droite sur le front du terrorisme, de la sécurité et de l’immigration a tourné à l’avantage de l’extrême droite et une porosité s’est installée chez certains de ces membres : l’extrême droite est devenue « compatible avec la République » (N. Sarkozy 2012).

La gauche, elle, s’est aveuglée en centrant le combat sur le plan de la morale et des valeurs. Elle a délaissé le thème de la redistribution au profit de l’émancipation des mino­rités.

Aujourd’hui, que propose la gauche pour renverser cet ordre des choses ? Prôner le rassemblement ne suffit pas, il faut « changer la vie » avec des réformes sociales d’importance :

  • redonner de la voix aux plus démunis, aux salariés et aux syndicats de façon qu’ils puissent se faire entendre,
  • taxer mondialement les multinationales,
  • mettre un terme aux emplois précaires iniques des travailleurs soi-disant indépendants,
  • résoudre, au sein de l’Europe, le sort des travailleurs détachés,  
  • mieux répartir les richesses entre les pays du monde.

 

N’ayons pas peur d’avancer des mesures radicales concrètes ! C’est ainsi que nous arriverons à porter les valeurs d’émancipation universelle qui sont le nôtres.

Cet article s'est inspiré :

 

Marc-Noël Vandamme 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article