13 Mars 2022
Financement de l’audio-visuel public
En déclarant la suppression de la redevance de l’audio-visuel public, sans expliciter comment l’État compensera de manière pérenne ce manque de financement, Emmanuel Macron reprend les propositions de la droite.
Eric Zemmour l’avait déjà proposé et même avait été plus loin en envisageant la privatisation de l’audio-visuel public (retour d’ascenseur Bolloré). Marine Le Pen le proposait aussi avec un recul de l’audio-visuel public. Valérie Pécresse aussi et les droites européennes aussi, notamment au Royaume Uni avec les attaques répétées de Boris Johnson contre la BBC.
L’indépendance des chaînes publiques, assurée par un financement pérenne sur le long terme, gêne les partis de droite.
Certes on peut s’interroger sur la manière d’assurer cette indépendance et réfléchir à diverses solutions. Mais annoncer la suppression de la redevance sans en parallèle annoncer les mesures de financement nécessaires pour compenser cette suppression, revient à s’attaquer à l’indépendance de l’audio-visuel public. Les buts recherchés sont faciles à comprendre :
La retraite à 65 ans
Là encore on chasse sur les terres de la droite.
Les critiques sont nombreuses :
Là encore l’annonce d’Emmanuel Macron est essentiellement électoraliste. Tout le monde sait que, si Emmanuel Macron est réélu, les réformes antisociales vont pleuvoir, sous prétexte de réduire la dépense publique et que l’économie libérale aura les mains libres pour exploiter encore un peu plus les classes moyennes et défavorisées.
Il est décidément bien à droite, qui peut en douter !!!
Marc-Noël Vandamme