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La table ronde de la gauche

Macron récolte des voix à droite

Financement de l’audio-visuel public

En déclarant la suppression de la redevance de l’audio-visuel public, sans expliciter comment l’État compensera de manière pérenne ce manque de financement, Emmanuel Macron reprend les propositions de la droite.

Eric Zemmour l’avait déjà proposé et même avait été plus loin en envisageant la privatisation de l’audio-visuel public (retour d’ascenseur Bolloré). Marine Le Pen le proposait aussi avec un recul de l’audio-visuel public. Valérie Pécresse aussi et les droites européennes aussi, notamment au Royaume Uni avec les attaques répétées de Boris Johnson contre la BBC.

L’indépendance des chaînes publiques, assurée par un financement pérenne sur le long terme, gêne les partis de droite.

Certes on peut s’interroger sur la manière d’assurer cette indépendance et réfléchir à diverses solutions. Mais annoncer la suppression de la redevance sans en parallèle annoncer les mesures de financement nécessaires pour compenser cette suppression, revient à s’attaquer à l’indépendance de l’audio-visuel public. Les buts recherchés sont faciles à comprendre : 

  • récupérer des voix à la droite,
  • faire des économies sur l’audio-visuel public, tout en faisant croire que l’on s’intéresse au pouvoir d’achat,
  • favoriser ce faisant l’économie libérale de l’information.

 

La retraite à 65 ans

Là encore on chasse sur les terres de la droite.

Les critiques sont nombreuses :

  • une réforme des retraites sans dialogue avec les partenaires sociaux,
  • une annonce un peu provocatrice qui ne prend pas en compte les carrières longues et pénibles,
  • une réforme qui cherche à faire des économies,
  • une réforme qui profite du scandale des EHPAD pour lier la réforme des retraites au financement du grand âge et qui de ce fait nie toute notion de salaire différé pour les cotisations sociales,
  • un objectif de réduire le coût du travail par la baisse des cotisations sociales (donc la baisse des salaires différés) qui reste un leitmotiv de la droite et de la Macronie….

 

Là encore l’annonce d’Emmanuel Macron est essentiellement électoraliste. Tout le monde sait que, si Emmanuel Macron est réélu, les réformes antisociales vont pleuvoir, sous prétexte de réduire la dépense publique et que l’économie libérale aura les mains libres pour exploiter encore un peu plus les classes moyennes et défavorisées.  

 

Il est décidément bien à droite, qui peut en douter !!!

Marc-Noël Vandamme 

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