13 Décembre 2020
La Cour des Comptes a publié un rapport pour évaluer l’impact des politiques publiques sur dix ans (2008-2018). Le constat est sans appel : en dépit des moyens financiers et humains déployés,
NB : il faut savoir :
NB : Il faut savoir aussi que le département le plus pauvre de France métropolitaine (la Seine Saint-Denis) est le département qui reçoit le moins de protection sociale par habitant et le huitaine contributeur au financement de la protection sociale.
Article du Monde du 5 décembre 2020.
Pourtant il y a 3 ans, le 14/11/2017, Emmanuel Macron appelait à une « mobilisation nationale pour les villes et les quartiers » et charger Jean-Louis Borloo de « remettre les gants ». Mais le 28 mai 2018, le plan Borloo se faisait retorquer par le président, en présentant un plan d’actions bien en deçà des propositions du plan Borloo. « En giflant publiquement Borloo, c’est nous tous, qui avions travaillé à l’élaboration de ce rapport, qu’il a blackboulés, et ce sont les quartiers qu’il a lâchés, estime Frédéric Leturque, maire (Les Centristes) d’Arras.
Le président de la République s’est félicité dans son discours des Mureaux le 2/10/2020 d’avoir mis en œuvre « plus des trois quarts » des propositions du plan Borloo. « C’est un mensonge tellement énorme qu’on ne peut pas laisser passer » tonne André Laignel, maire socialiste d’Issoudun (Indre), une affirmation qui a fait « tomber du placard », selon l’expression de Catherine Arenou, maire DVD de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines).
En fait les élus concernés parlent plutôt de « mesurettes », de « bricolages », de « rafistolage », très loin des « « ambitions initiales ». Ils sont plus de 180 à réclamer à Emmanuelle Macron, dans une lettre du 18 novembre 2020, de cibler 1 milliard dans les 100 milliards du plan de relance pour défendre « l’égalité des quartiers populaires ».
Article du Monde du 13/11/2020
Le premier Ministre, pour éviter toute rébellion d’élus dans cette période, s’est empressé de promettre par un tour de passe-passe, de leur donner satisfaction. Il suffit « d’étiqueter » politique de la ville ce qui était déjà prévu « mesures destinées aux jeunes éloignés de l’emploi, les primes à l’embauche, les aides à la rénovation des bâtiments… »
Les élus ne sont pas dupes : « Il y a des annonces au niveau national, mais il existe un véritable décalage avec la réalité du terrain », Gilles Leproust, maire (PCF) d’Allonnes (Sarthe). Ils « tiendront une réunion tous les mois et une autre chaque trimestre, dédiée à l’évaluation des politiques publiques et à l’affectation du milliard d’euros du plan de relance »
Le premier Ministre, pour éviter toute rébellion d’élus dans cette période, s’est empressé de promettre par un tour de passe-passe, de leur donner satisfaction. Il suffit « d’étiqueter » politique de la ville ce qui était déjà prévu « mesures destinées aux jeunes éloignés de l’emploi, les primes à l’embauche, les aides à la rénovation des bâtiments… »
Les élus ne sont pas dupes : « Il y a des annonces au niveau national, mais il existe un véritable décalage avec la réalité du terrain », Gilles Leproust, maire (PCF) d’Allonnes (Sarthe). Ils « tiendront une réunion tous les mois et une autre chaque trimestre, dédiée à l’évaluation des politiques publiques et à l’affectation du milliard d’euros du plan de relance »
Article du Monde du 23/11/2020
La gauche, ancrée dans ses valeurs d’émancipation, de justice sociale doit impérativement se ressaisir de cette question. Elle en a le devoir.