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La table ronde de la gauche

Le Revenu Universel Partie II

LES DIFFERENTS MODES DE FINANCEMENT

La fusion de l’IRPP et de la CSG : a pour objectif d’améliorer le rendement de l’impôt et d’augmenter les prélèvements  des plus aisés.

La flat tax ou impôt négatif : consiste à retenir un seuil d’imposition (3000 € par exemple) et un taux unique de prélèvement, (25% par exemple). C’est le mode de financement auquel se réfèrent les milieux libéraux et conservateurs qui voient dans cet impôt l’avantage de ne pas fausser ou perturber le libre jeu des marchés.

Les niches fiscales : Le revenu universel pourrait être financé à partir d’une suppression des niches fiscales inutiles  et injustes en conservant celles qui ont un rôle important pour la protection sociale (réduction d’impôt pour frais de garde par exemple) ou d’autres qui financent la culture ou les milieux associatifs.

 

La lutte contre l’évasion fiscale

Marc de Basquiat (projet LIBER), et Benoît Hamon considèrent que le revenu universel  pourrait, en partie, être financé par des ressources issues de la lutte contre l’évasion fiscale

La taxe robot : compense la raréfaction du travail lorsque les emplois sont remplacés par des robots. L’idée principale est d’appliquer des cotisations sociales sur l’ensemble de la valeur ajoutée (production –consommation intermédiaire) et plus uniquement sur le travail.

L’impôt unique sur le patrimoine : Regrouper en un seul impôt l’IFI et la taxe foncière, le patrimoine prenant en compte l’immobilier et les actifs financiers

La baisse du chômage : L’hypothèse d’un temps de travail à 32 heures (qui devrait générer de nouveaux emplois comme l’a fait, dans une certaine mesure, le passage aux 35 heures), entrainerait une baisse du chômage de l’ordre de 30% et permettrait d’économiser 11,3 milliards d’indemnité chômage en 2017

La baisse des dépenses d’assurance maladie et accident du travail : Elle pourrait résulter de l’amélioration de la santé (meilleur accès aux soins)  et des conditions de travail (baisse des emplois dangereux et exposés)  une réduction de dépenses d’environ 10% et un gain de 30,6 milliards d’euro en 2017.

La simplification administrative : Si plusieurs aides d’Etat sont supprimées en contrepartie d’un revenu universel, ces suppressions entraineront une baisse des dépenses de fonctionnement des  administrations.

 

A Suivre : revenu universel /emploi/valeur travail/automatisation/égalité hommes-femmes

 

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P
La question de son montant est effectivement très importante car elle détermine pour une personne la capacité pour vivre avec ou de constituer un complément à d'autre revenu.<br /> Parmi les alternatives au revenu universel, on trouve en effet la solution proposée par Denis Clerc, économiste et fondateur d'"alternatives économiques" qui propose une amélioration et une simplification de la protection sociale au travers de l'instauration d'un revenu minimum garanti qui résulterait d'une refondation des minima sociaux (dont le RSA).<br /> Denis Clerc s'appuie sur le scénario envisagé par Christophe Sirugue dans son rapport "repenser les minima sociaux : vers une couverture socle commune " présenté en avril 2016.<br /> Au revenu minimum garanti serait adossé une organisation améliorée des  services publics dans les domaines du logement, de l'accueil des jeunes enfants, de l'éducation, de la formation, des soins, mais aussi dans ceux de la dépendance des personnes âgées et du handicap.<br /> "verser de l'argent est nécessaire mais suffisant" estime Denis Clerc.<br /> De son côté, le revenu universel s'appuie aussi sur une amélioration des services publics en complément des sommes qui seraient versées.<br /> Revenu universel ou refondation des minima sociaux implique une modification fiscale dont de nouvelles tranches d'impôt.<br /> PB  
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S
Bonjour,<br /> Pour moi, le revenu universel tel que décrit ne constitue pas une amélioration mais uniquement un effet d'annonce bien compliqué dans son application. Je m'explique...  Penser qu'un revenu universel de 600€ pour les ménages actifs serait correct me semble inutile. Par contre, combien pour ceux qui ne trouvent pas d'emploi et qui sont au RSA, qui va le déterminer ?<br /> Il serait probablement plus simple d'aménager le RSA afin d'en faire une allocation avec laquelle on peut vivre décemment et de donner à ceux qui travaillent un salaire correct (augmentation du SMIC). Bien évidemment, une totale refonte dans l'organisation des services publics dans les domaines du logement est à prévoir car il s'agit là de la principale charge des citoyens qui ne peuvent plus se loger. Au niveau des impôts il serait souhaitable de prévoir des tranches supplémentaires adaptées aux ressources réelles afin de garantir une garantie de traitement.<br /> SF
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